4e vecteur du SAMU

Question parlementaire

5. August 2019

Question parlementaire de notre députée Stéphanie Empain à Monsieur le Ministre de la Santé et à Madame la Ministre de l’Intérieur au sujet du 4e vecteur du SAMU.

Au 1er juillet 2019, le Service d’aide médicale urgente (SAMU) a été renforcé par un 4e vecteur. Selon les informations fournies par le Ministère de l’Intérieur et le CGDIS, le 4e vecteur, stationné dans une première phase auprès du centre d’incendie et de secours Hesperange, permettrait d’adapter les moyens opérationnels au développement démographique du Luxembourg. Le 4e vecteur permettrait de garantir une couverture territoriale homogène, étant donné que le plus grand nombre d’interventions du SAMU se dérouleraient au Sud du Luxembourg et que la concentration de la population est la plus grande aux alentours de Luxembourg-Ville et dans le Sud.

Dans un récent communiqué de presse, le Cercle des Médecins Anesthésistes-Réanimateurs du Grand-Duché de Luxembourg (CMARL) note qu’il n’a pas été impliqué dans la mise en place de ce 4e vecteur. Bien qu’il comprenne qu’il est nécessaire d’installer une 2e antenne aux alentours de la capitale pendant la journée, le CMARL remarque que, en dehors des horaires de vol de l’hélicoptère, les durées de trajet du SAMU vers les lieux d’urgence atteindraient parfois 30 minutes dans le Nord et l’Est du pays.

Dans ce contexte, je me permets de demander les renseignements suivants:

1. Le Ministère de la Santé a-t-il été impliqué dans la mise en place du 4e vecteur et quel était son rôle le cas échéant ?

2. Le CMARL a-t-il pu aviser l’organisation de la mise en place du 4e vecteur ? Dans la négative, n’aurait-il pas été opportun de poursuivre la collaboration avec les médecins du SAMU dans ce contexte ?

3. Sur les 10 dernières années, quelle était la durée moyenne des trajets du SAMU vers les lieux d’urgences vitales, ventilé par année, région et horaire de l’intervention ?

4. Dans quelle mesure la durée moyenne des trajets a-t-elle été un facteur dans la désignation de la base du 4e SAMU ?

L’organisation territoriale des secours sera définie par le plan national d’organisation des secours (PNOS), qui est actuellement en cours d’élaboration. Selon le CGDIS, le PNOS aura un impact étroit sur l’emplacement de ce 4e vecteur du SAMU dans une deuxième phase.

5. Quels sont précisément les facteurs qui vont définir l’organisation territoriale du SAMU et l’emplacement du 4e vecteur ? Dans quelle mesure la croissance de la population, notamment dans le Nord et l’Est du pays, sera-t-elle prise en compte ?

6. Quelles mesures additionnelles sont envisagées afin d’améliorer la capacité du SAMU de prendre en charge des patients, plus particulièrement dans les zones rurales du Nord et de l’Est ?

Question parlementaire

 

 

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